L’observatoire des politiques économiques en Europe

La place des territoires dans la nouvelle stratégie économique européenne

N° 21 - Hiver 2009

René Kahn


L’union européenne ayant en grande partie renoncé aux modalités de régulation macroéconomiques, la responsabilité des ajustements consécutifs à la mondialisation incombe désormais aux économies nationales et plus encore aux espaces régionaux. En effet, depuis 2006, les institutions régionales et locales sont désormais chargées de mettre en application la stratégie de Lisbonne / Göteborg et les territoires figurent en première ligne dans la course à la compétitivité. Cette évolution du statut des régions en Europe révèle bien la conception actuellement très libérale de la construction européenne.

L’Europe ne se résume pas à un seul modèle économique et social, pas davantage à un schéma unique d’organi­sation des espaces nationaux, régionaux et locaux. En dépit d’une très grande diversité des situations régionales, d’un point de vue géographique, économique, institutionnel et du relativisme que cette diversité peut inspirer, un constat émerge et une préoccupation domine. Le constat c’est celui d’une forme inédite de réponse à la mondialisation qui ne concerne désormais plus seulement les acteurs traditionnels de l’économie (les entre­prises, les pouvoirs publics et les consommateurs) mais bien l’ensemble des institutions d’éducation, de santé, de recherche, de protection sociale, etc. et de la société civile en générale, sommée non seulement de participer à la vie économique et sociale comme c’est sa vocation mais aussi de contribuer directement aux performances écono­miques des entreprises en participant à des formes régionales et locales d’organi­sation ayant pour finalité le renforcement de la compétitivité et de l’attractivité d’un nouvel acteur économique : le territoire. Sous l’impulsion de la Commission européenne, qui s’appuie elle-même sur une vulgarisation des principaux enseigne­ments en économie géographique, partout en Europe émerge une nouvelle conception du développement et de l’aménagement du territoire basée sur la spécialisation territoriale, la concentration géographique et la proximité source d’économies d’agglomération (pôles d’excellence, clusters, eurorégions, eurodis­tricts). Comment ce transfert de responsabilité des pouvoirs centraux vers les acteurs décentralisés s’est-il effectué ? Comment les territoires sont-ils devenus le fer de lance de la politique économique européenne ?

1. La nouvelle conception européenne de l’espace régional

Les régions en première ligne dans la course à la compétitivité

Fait étrange quand on adopte le recul nécessaire, les conceptions économiques qui ont animé les différentes périodes de la construction européenne ne se ressemblent pas. Jusqu’au début des années soixante-dix, à l’exception de la déclaration d’intention inscrite dans le traité de Rome, de remédier aux disparités régionales les plus criantes, les régions et plus largement les territoires n’apparaissaient pas comme des éléments pertinents pour la politique européenne. Les Neuf au sommet de Paris en 1972 retiennent sans grande conviction le principe général d’apporter une aide aux régions en difficulté par la création d’un fonds régional européen. Mais à partir du milieu des années soixante dix, les régions vont faire l’objet d’une attention de plus en plus précise. Ainsi est née puis s’est développée une des justifications les plus enthousiasmantes de la construction européenne : la politique régio­nale européenne, principal vecteur de la cohésion disposant d’instruments de plus en plus sophistiqués et de moyens de plus en plus importants (les fonds structurels affectés à des objectifs). A la fin des années quatre-vingt-dix et début des années 2000 on pouvait encore penser que la politique régionale européenne, devenue politique de cohésion, constituait avec la PAC le volet le plus évident de la solidarité européenne. A côté de l’objectif du marché unique caractérisé par une concu­rrence libre et non faussée, la politique de cohésion maintenait fermement un objectif de convergence et de réduction des inégalités de développement. Elle étendait ce principe à tous les nouveaux Etats membres et candidats à l’entrée dans l’Union. Aujourd’hui si la politique de cohésion bénéficie d’un budget important (de l’ordre de 308 milliards €), sa finalité première n’est plus la même. Suite à la stratégie de Lisbonne et Göteborg, cette politique a désormais pour objectif d’enrôler tous les espaces régionaux et l’ensemble des territoires organisés de l’union européenne dans un mouvement général d’amélioration des gains de productivité pour les entreprises confrontée, les institutions ré, d’acui sonsdes ctiquestituait avot le pl{oinstitutions ré, d’a&nbalnomies dcedlionaaes tiv lAest fairles institstiqués et de moyulate-jourrganisés de l’0siobence tette évmoitéion des priritoires orgdes formiéconomiques qu,éciseoés der la cinstitues écopéenne daeurompru dix,formes rémé ipcins(sters, e enairionaux, réles d’empétitivité

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